biographiebibliographieagendacontact contact

Chansons Naïves

Enregistrer au format PDF Version imprimable de cet article Version imprimable
 
 
I Chanson d’une seconde
 
 
Mille gelées m’agrippent
 
De tes yeux à mes yeux
Liens de glace tangibles
Un frisson réprimé
 
Et l’instant s’évapore
 
 
 
II 
 
 
De son front
À son poignet peint d’épice
Mon souffle se condense mon souffle
Se rend.
Ma peau plus belle que jamais
Ma peau
À fleur du mal
Ma peau
En sang.
 
 
III L’égoïste
 
 
J’ai décidé le spectre d’une audace
 
Je me suis jetée à mon cou
Pour saisir l’homme le mystère
L’instant d’un regard pris au piège
 
Et je me suis penchée sur toi
Avide d’embrasser une ombre.
 
Suis-je autre chose qu’une ombre ?
 
 
IV Parfois je voudrais être un homme
 
 
Je saurais être prisonnière.
 
 
V Prison
 
 
Un regard s’attardait sur les roses d’une joue.
Saisie d’une émotion attendrissante et gaie,
L’amoureuse baissa ses paupières. Tout à coup
Son amoureux hardi y posa un baiser.
 
 
Elle lève alors vers lui un oeil sévère et bleu.
La brise fait danser quelques mèches riantes,
La belle enfant contemple un soleil dans les yeux
Du jeune homme amusé de son audace plaisante.
 
 
Médée tu es la Mère Médée tu es la Femme !
Ce pauvre pâle bonheur indigne de ton âme
Tu l’as piétiné sous ton cœur et tes enfants.
 
 
Tu as pleuré Médée mille fois tu as pleuré
Ton destin te dépasse tu ne peux reculer
Triomphante Médée au sublime sanglant.
 
 
 Et tu n’en es pas morte 
 
 
 
VI Chanson des heures
 
 
En fumée de miel
En gouttes d’instant
En forme de ciel
Vaste
 
 
En mille et mille rubans
 
 
En couleurs en chaleurs
Emmêlées en ailleurs
 
 
C’est ma peau qui s’évapore à la tienne
 
 
En volutes en vol
Longtemps
 
 
VIII Les hypocrites
 
 
Les hommes aiment les femmes variées, fraîches et belles.
D’une vaste corbeille, diversement garnie
Les hommes chanceux choisissent selon leur fantaisie
Après la douce poire une ou deux mirabelles.
 
Et ces légers plaisirs, pour eux indispensables
Sont pour nous, gentilles dames, indécents, impensables !
Nous n’aimons qu’un seul homme ! et nous l’adorons tant
Que nous rirons au nez de ces messieurs méchants. 
 
Nous devons rire Mesdames, rions ! Je vous supplie
Ils sembleront moins forts. Rions tout notre vie
Même si le cœur meurtri suffoque une larme noire.
Mensonge, mensonge énorme ! Personne ne peut donner
De réponse futile à un si lourd secret -
La Femme et l’Homme sèment une énigme en miroir.
 
Aline Rogg
Nous informons tous les internautes que seuls les messages de débat sur le fond seront diffusés ; toute attaque personnelle ou message sans rapport avec les articles sera systématiquement supprimé.

LA MODERATRICE

12 Messages de forum

  • > Chansons Naïves 4 juin 2007 14:00, par ML.

    "Nous devons rire Mesdames, rions ! Je vous supplie.
    Ils sembleront moins forts. Rions tout notre vie
    Même si le c ?ur meurtri suffoque une larme noire."

    Très vrai. On s’est toutes dit ça quand on a été trahies, remplacées, jetées dans l’enfer de l’oubli, dans le pire des mondes : celui de l’indifférence.

    Mais à l’heure d’être le fruit dont vous parlez si bien, on n’hésite pas souvent à être la mirabelle, ou la pomme, on oublie très facilement, trop souvent la femme qu’on fait soufrir et qui n’est autre que nous-mêmes, un peu plus tard, en miroir, tôt ou tard, elle devient nous...
    Bien placée pour le savoir...
    ML.

    Répondre à ce message

  • >si naïves que ça... 5 juin 2007 07:12

    Salam

    Il faudrait beaucoup de signes...

    Pour une énigme telle que celle-ci.

    Et de lucidité...

    Répondre à ce message

  • > Chansons Naïves 5 juin 2007 17:15, par f f

    Aujourd’hui ma souffrance est grande et mon âme plie sous le poids de la douleur...Ma candeur ne cesse de pardonner ,à ce monde faisant jaillir mes larmes...

    Répondre à ce message

  • > Chansons Naïves 6 juin 2007 12:29

    Cant. 6, 2-3

    2 Mon bien-aimé est descendu à son jardin,

    aux parterres embaumés

    pour paître dans les jardins,

    et pour cueillir des lis.

    3 Je suis à mon bien-aimé,

    et mon bien-aimé est à moi,

    il paît parmi les lis...

    Répondre à ce message

    • > Chansons Naïves 8 juin 2007 00:27

      Cant.3. 1 Sur mon lit, durant les nuits, j’ai cherché celui qu’aime mon âme ; je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
      2 - Je me lèverai maintenant, et je ferai le tour de la ville dans les rues et dans les places ; je chercherai celui qu’aime mon âme. - Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.

      Répondre à ce message

  • > Chansons Naïves 7 juin 2007 23:16

    justice

    An eye for an eye leaves everybody blind.

    [ L’ancienne loi du talion «  ?il pour ?il... » rend tout le monde aveugle. ]

    Martin Luther King, reprenant Gandhi

    L’homme qui excuse un péché parce qu’il bénéficie des résultats de ce péché est coupable au même titre que celui qui le commet.

    Robert Heinlein, Revolt In 2100 (Révolte en 2100)Auteur de roman S-F

    The only thing necessary for the triumph of evil is for good men to do nothing.

    [ Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien. ]

    Edmund Burke (attribué)

    Amour

    Love may not make the world go round, but I must admit that it makes the ride worthwhile.

    [L’amour ne fait peut-être pas touner le monde, mais je dois admettre qu’il rend le voyage intéressant.]

    Sean Connery

    On ne sait jamais pourquoi on tombe amoureux de quelqu’un ; c’est même à cela qu’on reconnaît que l’on aime.
    Francis de Croisset (Frantz Wiener)

    Être aimé n’est rien, c’est être préféré que je désire.
    André Gide

    Répondre à ce message

  • > Chansons Naïves 9 juin 2007 17:38

    "L’homme et la femme ne se rencontrent qu’une fois".

    Le Mal court (1947)

    Jacques Audiberti

    Répondre à ce message

  • > Chansons Naïves 12 juin 2007 11:50

    Où est mon Bien-aimé ?

    Je le cherche et je ne le trouve pas...

    Est-il déjà en route pour là-bas,

    Dans le silence et la contemplation ?

    Dans Son attente ?

    Je l’appelle et il ne répond pas

    Qu’il sache que je saurai avec Sa grâce

    Panser les blessures et continuer le chemin

    Qu’il sache que je n’oublierai jamais

    Le cadeau infiniment précieux qu’Il m’a un jour offert

    Que son souvenir sera là,

    Et mon amour au fond du ceour

    Que j’irai mon chemin

    Dans Sa miséricorde

    Que je Le prie de l’accompagner près, tout près,

    De lui donner la paix profonde

    D’apaiser son coeur

    Que je n’oublierai pas le message,

    La Beauté et l’Amour

    Si vous croisez mon Bien-aimé, dites-lui merci et merci encore

    Dites lui que mon amour ne veut être que plume légère

    Que je lui souhaite l’innocence

    Que ses mots sont dentelles et arabesques

    Perles de cadeau

    Partis du coeur, reçus au coeur.

    Dites-lui de rester

    Même loin, mais rester.

    Priez pour mon Bien-aimé.

    Répondre à ce message

    • > Chansons Naïves 13 juillet 2008 12:24, par Hassina

      Salem . .
      Très belles paroles . . ça prouve qu’elle sort du fond du cœur !! .. Que Dieu ’Très miséricordieux’ garde ton Bien aimé pour toi, et vous comble tous les deux ensemble dans le bonheur,et dans la paix ..

      Répondre à ce message

  • > Chanson-non- Naïves ! 13 juin 2007 01:25

    Sa plume et son poème !

    Son cours et son discours !

    Un maitre de patience !

    Quand il se préoccupe ,

    ou quand il ignore !

    un maitre de patience !

    Son site et son image !

    Et mème son répondeur !

    C’est à un maitre de patience !

    Tariq Ramadan,

    Mon maitre de patience !

    Répondre à ce message

Répondre à cet article


appel international

à un moratoire sur les châtiments corporels,
la lapidation et la peine de mort dans le monde musulman.

livre