Au nom d’Allah, Le Miséricordieux,
La publicité nous vend des choses dont on n’a pas besoin, que l’on achète avec de l’argent que l’on n’a pas, pour épater les voisins...
Je n’ai jamais été matérialiste, et plus ma foi s’intensifie, moins je le suis.
Ce qui est neuf, deviendra vieux...
Ce qui est beau, deviendra laid...
Ce qui est à la mode, deviendra passé de mode !!!
Je ne veux pas être victime d’une quête vide de sens.
Car finalement, ce qui reste et qui perdure, c’est l’essentiel !
Je ne dit pas qu’une femme ne doit pas être élégante, mais acheter des vêtemets de marque pour s’afficher, ça n’est plus de l’élégance, ça devient une escalade de l’orgueil, une compétition futile, qui fait du consommateur aveuglé un pantin, sans recul, sans bon sens...quête sans fin et sans finalité !
Alors où trouver mon bien-être ? En mon for intérieur, au plus profond de mon être et de mon coeur.
D’abord, m’aimer, me comprendre. Choisir une philosophie de vie, pour moi ce fut l’islam...
Et puis exiger le respect et la dignité, condition absolue d’épanouissement, d’élévation et d’estime de soi.
Et à partir de là, viser l’exigence. D’abord dans la compréhension de ma religion,puis dans mon comportement vis-à-vis d’autrui.
Faire bien, ce que j’entreprends de réaliser.
Et Dieu merci, j’ai atteint un degré de sérénité dans mon coeur que rien ne pourrait ébranler ici bas.
Et si je suis fière de quelque chose en ce monde, c’est de mes trois trésors que Dieu m’a confiés, et que j’ai éduqué avec une immense joie, mission gratifiante, au combien constructive !
Quand ma fille a eu trois mois, je ne lui ai pas offert sa première paire de boucles d’oreilles, mais sa première carte de bibliothèque. Et à l’âge de six ans, elle m’a demandé si l’homme contrôlait son esprit, ou si le Créateur contrôlait ce dernier...Et alors, je me suis dit que j’étais fière de cette personne, qui du haut de ses six ans, se posait des questions métaphysiques et avait déjà acquis une certaine assurance et un esprit critique.
Je m’émerveille, tous les jours, au contact de mes enfants,dépôt précieux, source de questionnements et de bonheur.
Je leur parle de Dieu en termes d’amour,je suis cohérente dans mon discours et dans mes actes, je partage avec eux mes souvenirs d’enfance, je leur confie mon hypersensibilité, je leur fait lire mes poèmes...Car je veux que cette complicité les amène à me connaître, en tant qu’individu, et pas seulement en tant que mère. Je souhaiterais leur laisser une trace de mon passage sur terre...un recueil de poèmes, une expression d’amour !
Finalement, le bien-être, c’est se connaître, se reconnaître dans une philosophie, être en quête de reconnaissance et surtout, être reconnaissant à Allah, pour tous les bienfaits qu’Il nous accorde...
Voilà comment je répondrais à votre question, M.Ramadan, quant à ma résistance face aux sociétés matérialistes, et quant à mon bien-être. En toute modestie, car la perfection n’est pas de ce monde !